Riche Idée

Groupama : Assurances-vie incompréhensibles

Je parle de temps en temps des assurance vies Groupama dont le dernier article pour présenter l’Assurance vie Groupama : Opportunité Zen Mai 2014. Je suis tombé sur un article de l’UFC Que Choisir sur une de leurs alertes sur les assurances vies incompréhensibles.

Voici un extrait de leurs alertes :

Groupama doit composer avec la colère de souscripteurs qui pensaient avoir investi il y a 8 ans dans des fonds à capital prétendument garanti, mais dont les subtilités échappaient au profane. Ce qui ne l’empêche pas de récidiver.

Ils s’appelaient « Valorisation » et « Horizon 8 ». Groupama les a commercialisés entre 2000 et 2002 avec la perspective d’un rendement tout à fait intéressant si la conjoncture était bonne, et la promesse formelle d’un capital garanti à échéance de 8 ou 10 ans en cas de météo boursière moins clémente. C’est du moins ce qu’avaient cru comprendre des souscripteurs trop pressés pour lire les clauses en petits caractères détaillant le fonctionnement de leur placement. Aujourd’hui, ils sont nombreux à récupérer 3 000 à 4 000 euros là où ils en avaient placé 4 000 à 5 000. Certains envisagent des actions en justice. Leur colère vient principalement de l’impression d’avoir été grugés. À aucun moment, on ne leur a donné une vision claire des risques. Pour cela, il aurait fallu leur détailler le fonctionnement de ce qu’on appelle des « instruments financiers complexes ». Contrairement à un livret ou un compte épargne logement, le rendement de ces instruments n’est pas assis sur un taux unique immédiatement compréhensible, mais sur une formule de calcul faisant intervenir plusieurs paramètres boursiers.

Cela n’a visiblement pas empêché Groupama de récidiver. Le groupe commercialise en ce moment et jusqu’au 2 avril un placement appelé « Objectif zen 8 ans », à capital garanti, avec un rendement minimum de 12 % sur 8 ans, à échéance 2019.

Comment ? Tout simplement grâce au « sous-jacent de l’indice Y€S », dont « l’exposition effective est déterminée en calculant d’abord l’exposition théorique à laquelle un facteur de modulation est appliqué ». L’exposition théorique, chacun l’aura deviné, « est calculée comme le ratio entre la volatilité cible de 10 % et la volatilité réalisée par la sélection d’OPCVM actions calculée sur les 50 derniers jours […], ajustée par un facteur de modulation compris entre 0,8 et 1 de façon que la volatilité réalisée de l’indice Y€S soit toujours proche de la volatilité cible de 10 % ». Et ainsi de suite sur plus de vingt lignes.

Suggérer que les subtilités de l’indice Y€S échappent à l’immense majorité des conseillers de Groupama n’est pas leur faire offense. Pour la plupart, ils sont sans doute incapables de dire si les perspectives de rendement du produit sont bonnes ou mauvaises. Une seule chose est claire : la garantie du capital, comme souvent, est fictive. Elle ne tient pas compte des frais de gestion, non négligeables sur 8 ans, et elle saute si le souscripteur veut retirer son argent avant l’échéance.

Conclusion, Groupama n’a pas complètement tiré les leçons de « Valorisation » et « Horizon 8 ». À moins que les experts du groupe n’aient calculé qu’il était plus rentable de dédommager quelques mécontents tous les 10 ans que de renoncer aux charmes des produits complexes.

Pour faire simple, si vous ne comprenez pas dans quoi vous investissez, allez voir ailleurs car le nombre de fonds investissant dans des actions ou obligations avec la liste précise comme les fonds Carmignac.

Un Commentaire

  1. Au delà de Groupama beaucoup de bancassureurs se sont lancées ces dernières années dans la commercialisation à outrance de « produits structurés » dont plus personne ne comprend vraiment comment ils fonctionnent.
    Une chose est sure: le bancassureur va gagner de l’argent, pour le client c’est moins sur.

    Je répète donc ta règle de bon sens: ne je mais investir dans un produit que l’on ne comprend pas, c’est la meilleure façon s’éviter de se faire plumer.

    Pour en revenir à Groupama: entre leurs fonds structurés peu performants et leur fonds en Euros qui a affiché un rendement de 1,8 % en 2013 (moyenne du marché 2,75 % / meilleur du marché 4,75 %) on peut légitimement se poser la question de la pertinence de confier son épargne à cette compagnie…