Riche Idée

Huit conseils pour investir dans l’immobilier

Baisse des taux d’intérêts et des prix, dispositifs avantageux… C’est le moment d’investir dans l’immobilier. Mais attention, comme pour tout investissement, il est primordial de bien s’y préparer afin d’éviter pièges et erreurs basiques. Voici quelques conseils pour acheter en toute sécurité.

1. Réfléchissez !
Cela peut paraître idiot, mais on n’achète pas une maison comme on achète une voiture. Pourquoi acheter? Dans quel but? Pour soi, ses enfants, sa retraite? De quelle taille? Un projet immobilier demande du temps et de la réflexion et, de manière générale, plus un projet sera bien ficelé, plus sa réalisation sera rapide. Il est donc important de prendre le temps de réfléchir à ses envies avant de les mettre en application.

2. La localisation
La politique étant ce qu’elle est, les règles changent régulièrement et les différents territoires français (régions, départements…) tente de s’adapter en fonction. Un exemple? La nouvelle carte des régions. Certains villes vont prendre du galon dans les années à venir, à l’image de Toulouse, future capitale de la grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. A l’inverse, d’autres vont perdre de leurs attraits, indépendamment de leur situation économique (Montpellier). Bien choisir sa ville, c’est assurer la pérennité de son investissement.

3. Soyez vigilant aux taxes locales en vigueur
Selon la ville, les taxes locales peuvent varier du simple au triple. A titre d’exemple, le foncier coûte plus ou moins 1 000 euros à Marseille, alors qu’il peut tomber à 300 à Paris selon les arrondissements. Même constat pour la taxe d’habitation, d’autant que ces deux impôts vont être sujet à des variations avec la baisse continue des dotations de l’Etat aux communes (2016 n’échappera pas à la rêgle).

4. Choisir son quartier
Le choix est acté, ce sera Toulouse. Le dynamisme économique et la météo variable mais majoritairement ensoleillée vous ont séduit. Félicitations! Mais le chemin n’est pas terminé pour autant. Maintenant, il faut choisir son quartier. Et si les recommandations des amis et autres agents immobilier sont appréciables, rien ne vaut une visite sur place. Transports en commun, quartier en développement, proximité des écoles et commerces, espaces verts, voisinage… Les paramètres à prendre en compte sont nombreux. Et dernière astuce, sondez les commerçants et les gens du quartiers, ils vont donneront leur avis sont aucun filtre !

5. Choisir les bons dispositifs en fonction de leurs avantages (et de son projet)
Les dispositifs d’incitation à l’achat ou à l’investissement sont nombreux et il est possible de s’y perdre. Par exemple, le prêt à taux zéro (PTZ+) est réservé aux primo-accédants qui achètent dans le neuf et peut être complété par d’autres dispositifs, comme le PAS (prêt d’accession sociale). L’investissement locatif permet des réductions d’impôts selon la durée de location (6, 9, 12 ans), une simulation loi Pinel peut permettre d’évaluer ses gains potentiels et mieux déterminer le temps de location. Le PSLA (prêt social location accession) ne s’applique qu’aux résidences principales et permet une exonération de taxe foncière. Faire le tri prendra du temps, mais il ne sera pas perdu.

6. La visite
Le coeur du sujet. L’extérieur est idéal, l’intérieur doit l’être tout autant. La question se pose moins pour les logements neufs, mais il n’est pas inutile de vérifier si le bien respecte correctement les dernières normes (environnementales, accessibilité, isolation, réduction d’énergie…). Quant à l’ancien, une estimation des travaux est indispensable pour bien évaluer le logement. Dans tous les cas, la visite doit être l’occasion de scruter le bien dans les moindres détails. Personne ne vous reprochera d’être méticuleux.

7. Bien choisir sa banque
Le projet est arrêté (par exemple, une maison à Toulouse en investissement locatif pour préparer sa retraite). Il est temps de chercher des fonds. Depuis le début de l’année, les taux d’intérêt sont en baisse, malgré une légère augmentation ces dernières semaines (+0,2%), et s’établissent désormais aux alentours de 2,2%. Mais ce sont les banques qui établissent leur taux ; il est donc possible soit de le négocier, soit d’écumer toutes les institutions pour en dégoter le meilleur. Un taux de 2% est actuellement considéré comme excellent.

8. Se faire conseiller
On aurait pu commencer par là, d’ailleurs. L’idéal est d’être conseillé à chaque étape, du moins trouver un interlocuteur à qui partager ses doutes et ses envies. Attention toutefois à ne pas confondre conseil amical et avis personnel (“rien ne vaut Paris”, “le soleil ne fait pas tout”…). Quant aux professionnels, il ne faut pas prendre leurs sentences pour acquises! Un peu de vérification ne fait pas de mal. Après tout, le rôle d’un agent immobilier est de vendre un bien, pas forcément celui que vous souhaitez.

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