Riche Idée

Immobilier à Lille : est-ce le bon moment d’investir dans le neuf ?

La plupart des grandes agglomérations résistent à la baisse actuelle du marché de l’immobilier neuf (-19,7% en un an). Cependant, il semblerait que la ville la plus jeune de France ne fasse pas partie de cette catégorie, bien qu’elle dispose d’atouts de taille.

État des lieux et tendances du marché de l’immobilier

Avec un marché national scindé en deux grandes tendances, les Français restent encore réticents à investir dans l’immobilier neuf. D’un côté on retrouve les grandes métropoles françaises qui tiennent bon face à la baisse d’activité du marché et, de l’autre côté, les zones rurales qui souffrent cruellement du manque d’acheteurs et de prix encore élevés.

En région lilloise, même constat : se loger en centre-ville devient de plus en plus difficile. Pour donner un ordre d’idée, aujourd’hui, avec 200 000 euros on peut acquérir un appartement deux pièces de 50m² dans un des quartiers les plus prisés de la capitale du Nord, le Vieux-Lille. Les tarifs restent donc relativement chers et l’éloignement du centre-ville reste obligatoire pour ceux qui souhaitent trouver des logements plus abordables.

Dispositif Duflot à Lille : quels avantages et quels changements apportés ?

Ville jeune et dynamique, la cité nordiste possède un fort pouvoir d’attraction sur la population étudiante et les jeunes actifs. Le contexte économique est donc favorable à l’investissement en Duflot dans la région de Lille. Mais, paradoxalement, les observateurs constatent un ralentissement de la construction de logements neufs.

C’est pourquoi le gouvernement a décidé de relancer le secteur en révisant certains points du dispositif Duflot, ce qui devrait ôter les doutes des investisseurs. Tout d’abord, les ressources et des loyers vont être revus à la hausse grâce à une révision du zonage. Ainsi, en plus de la révision des villes éligibles à la loi de l’ancienne ministre du logement, les grandes agglomérations telles que : Lille, Marseille et Lyon, où le marché est atone, devraient retrouver de l’élan. De plus les propriétaires-investisseurs se verront récompenser fiscalement s’ils décident d’allonger la période obligatoire (9 ans minimum) de location.

Exemple : Un couple avec un revenu de 2250 euros à Toulouse pourra emprunter 49 000 euros sans intérêts au lieu de 45 000 euros actuellement, et pourra commencer à rembourser son emprunt au bout de 7 ans au lieu de cinq aujourd’hui.

En parallèle, plusieurs mesures d’ajustement de la loi ALUR ont été prises. Celles-ci seront orientées vers quatre axes majeurs : renforcer la mobilisation du foncier, simplifier la réglementation en matière de construction pour les collectivités et les professionnels, encourager l’accession à la propriété, et enfin proposer une nouvelle offre en matière de logements.

En ce qui concerne les particuliers, le gouvernement va remettre au goût du jour le prêt à taux zéro (PTZ+) avec un élargissement de son accessibilité. Il sera désormais possible de bénéficier du PTZ+ pour l’achat d’un logement ancien, seulement si le bien dépend d’une zone rurale et que l’acheteur entame des rénovations.

Nul doute que les nouvelles modifications apportées à la loi Duflot devraient relancer le marché de l’immobilier neuf à Lille et rééquilibrer le rapport de force entre acheteurs et locataires.

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