Riche Idée

La rémunération des fonds euros, comment est-elle calculée ?


La rémunération des fonds en euro se compose du taux annuel garanti et de la participation aux bénéfices.

  1. Le taux minimum garanti (TMG)
    Le TMG est le taux annuel de rémunération minimale applicable sur l’épargne investie sur les supports en euros de votre contrat d’assurance vie. Son montant est annoncé par votre assureur en début d’année. Il est exprimé net de frais de gestion, mais brut de prélèvements sociaux et fiscaux. Ces prélèvements n’interviennent sur votre contrat multisupports qu’en cas de rachat.
  2. La participation aux bénéfices
    Chaque année, 100 % des résultats techniques et financiers affectés au support en euro de votre contrat d’assurance donnent lieu à une provision de participation aux bénéfices. Elle permet de vous associer, en tant que souscripteur, aux résultats techniques et financiers issus de la gestion de votre argent.
  3. Le rendement brut
    Le rendement brut global tient compte des 2 composantes décrites ci-dessus.
  4. Les frais de gestion
    Ils viennent en déduction du rendement brut de votre contrat. Si par exemple votre rendement brut global est de 4,20 % et que les frais de gestion de votre contrat s’élèvent à 0,80 %, alors le rendement net de vos supports en euro sera de 3,40 %.
  5. Votre rémunération définitive : le taux global
    Ce taux représente la rémunération globale de l’épargne investie sur le support en euros de votre assurance vie, net de frais de gestion, brut de prélèvements sociaux (15.5% en 2014).

5 Commentaires

  1. Wow! avec toutes ces déductions, que reste-t-il à l’épargnant en bout de ligne?

    Je préfère de loin investir mon argent en bourse via un compte d’épargne retraite libre d’impôt (CELI), disponible au Canada seulement.

    De cette façon, la seule déduction que j’ai, ce sont les frais de courtage lorsque je transige.

    Pour le reste aucun frais, même lorsque je retire les fonds du compte, il n’y a aucun impôt à payer.

    Martin

    • D’un autre coté qui dit frais de gestion veut aussi dire que quelqu’un fait la gestion pour toi et forcément ce n’est pas gratuit. C’est toujours le même débat soit on fait par soi-même donc cela demande des compétences (donc des moyens en temps et éventuellement en argent pour se former) et du temps soit on délègue et évidemment on doit payer le prestataire qui fait le job.
      Ensuite tous les « produits » on plus ou moins d’intérêts, d’avantages ou d’inconvénient selon son propre profil. Par exemple le CELI tel que tu nous le présentes semble idéal mais tu oublies d’indiquer qu’il est limité à 5500 $ canadiens par an soit un peu moins de 4000 € il faut donc y adjoindre d’autres produits si tu disposes de plus d’épargne…

      • Bonjour Didier-Fabrice,

        Effectivement le Celi est, pour l’instant du moins, limité à une cotisation de 5 500$ par année, mais le gouvernement fédéral s’apprête à relever ce seuil à 10 000$ par année. Ce qui permettra à la plupart des gens, surtout si il commence à épargner et à investir à un jeune âge, les sommes requises étant de beaucoup moindre, de n’utiliser que ce véhicule de placement. Pour les autres, disons que la possibilité de mettre à l’abri de l’impôt, de façon éternelle, une somme de 10 000$ par année, c’est à tout le moins un excellent début…

        Pour ce qui est de la gestion de son portefeuille d’actions, dans mon cas, c’est moi qui en assure la pleine gestion, c’est un avantage c’est certain mais il existe d’excellents gestionnaires privés dont les coûts de gestion sont très raisonnables.

        Pour ce qui est du choix des types de placement, ils sont à près tous admissibles au Celi, donc ce n’est pas un facteur à considérer. Que vous fassiez du 5% ou du 15%, dans un CELIvous en aurex toujours plus dans vos poches c’est garanti.

        Martin

  2. Frais, frais, frais en encore frais? Il est clair que ca fait très mal lorsqu’on additionne tout ca.
    N’y a t-il pas des avantages en fonction de la durée de détention du fond?

  3. Pour le point 1, les prélèvements sociaux interviennent lors de l’inscription au compte des intérêts.

    Ainsi, en cas d’arbitrage total sortant du fonds euro vers d’autres supports, il y a prise des prélèvements sociaux.