Riche Idée

L’analyse fondamentale – 1/3

la-bourseL’analyse fondamentale repose avant tout sur des mécanismes comptables. Elle a pour objectif d’évaluer le patrimoine et le rentabilité d’une société grâce à une étude minutieuse de son bilan et de son compte de résultat comme le choix de votre courtier boursier.

Les objectifs de l’analyse fondamentale
Ce type d’analyse a pour but d’établir s’il est intéressant pour l’investisseur d’acheter ou non une action donnée sur le marché des actions. Sachant qu’une action est un titre de propriété d’une entreprise, il est important pour l’investisseur, avant d’acquérir une action, de comparer la valeur de marché de cette action à sa valeur intrinsèque. Celle-ci est déterminée en fonction des données économiques et financières de la société.

Comment lire les comptes d’une société cotée ?
Les deux documents essentiels à étudier sont bien entendu le bilan et le compte de résultat. Le premier est une image des comptes de l’entreprise à un instant donné, qui reflète l’état de son patrimoine, tandis que le second présente son activité sur le dernier exercice.
L’annexe viendra compléter ces deux documents en fournissant certains détails (sur la répartition de l’activité par exemple) et en présentant le tableau des flux de trésorerie.
Pour les groupes, pensez à analyser les comptes consolidés, qui tiennent non seulement compte de l’activité de la maison mère mais également de celle de ses filiales.
Le bilan d’une entreprise comporte un actif et un passif. L’actif est composé de tous ses biens, à la fois ses immobilisations, ses stocks, les créances sur ses clients et ses avoirs financiers.
Au passif du bilan, on inscrit les ressources :

  • le capital et les réserves qui représentent les apports des associés
  • les provisions pour risques et changes
  • les dettes relatives aux financements assurés par des tiers

Comment calculer les soldes intermédiaires de gestion
Les soldes intermédiaires de gestion décrivent la formation du résultat. Ils se calculent selon une logique d’inclusion, c’est-à-dire que le résultat net inclut le résultat d’exploitation qui inclut la valeur ajoutée, etc. Seule exception : le résultat exceptionnel dont le montant est déterminé par les sociétés indépendamment des autres soldes. L’analyse de ces soldes intermédiaires va vous permettre de connaître précisément les raisons des écarts éventuels entre le résultat net publié par une entreprise et vos propres attentes. Par exemple, si le résultat net publié par une société est largement supérieur à vos prévisions, vous serez certainement ravi, mais une étude plus approfondie des raisons de cette performance s’impose. Les conséquences pour la valeur seront très différentes en effet selon qu’elle résulte d’une amélioration des marges commerciales, ce qui est très favorable aux perspectives boursières du titre, ou qu’elle n’est que la conséquence de cessions d’actifs, figurant dans le résultat exceptionnel et qui ont peu de chances de se répéter tous les ans.

La marge commerciale
Le premier solde intermédiaire de gestion, pour une entreprise industrielle, est la marge commerciale. C’est la différence entre les ventes de marchandises et le coût d’achat des marchandises vendues – lui-même égal à l’achat des marchandises plus ou moins la variation des stocks de marchandises.
Marge commerciale = Vente de marchandises– Coût d’achat des marchandises vendues

La production de l’exercice
La production de l’exercice n’est pas un solde entant que tel, mais la somme de la production vendue, de la production stockée et de la production immobilisée.
Production de l’exercice = Production vendue +/–Production stockée + Production immobilisée

La valeur ajoutée
La valeur ajoutée, qui exprime la valeur additionnelle dégagée par l’activité de l’entreprise, est égale à la somme de la production de l’exercice et de la marge commerciale moins les consommations externes de l’exercice. La valeur ajoutée exprime donc la capacité de transformation d’une entreprise.
Valeur ajoutée = Production de l’exercice +Marge commerciale – Consommations externes

2 Commentaires

  1. Bonjour, merci pour votre article, vous avez réussi à epxliquer simplement les SIG, j’ai juste une petite question : qu’entendez vous par « La valeur ajoutée exprime donc la capacité de transformation d’une entreprise », ce n’est pas plutôt la CAF (capacité d’autofinancement) qui détermine cela ?