Riche Idée

Les pièges à éviter pour l’achat d’un logement

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Vous pensez avoir trouvé l’appartement ou la maison de vos rêves ? Avant de vous décider définitivement, vérifiez un certain nombre de points. Cela pourrait vous éviter de cruelles désillusions…
 
Avant de signer quoi que ce soit, prenez le temps d’effectuer plusieurs visites à des heures différentes pour mieux juger l’environnement (état du quartier, ensoleillement, bruit., etc…).
Si le logement est ancien, vérifiez l’état de la toiture, des murs, des sanitaires ou du chauffage.
N’hésitez pas à vous faire accompagner d’un professionnel, architecte par exemple, pour évaluer l’importance et le montant des travaux éventuels.
De même, vous pouvez faire effectuer un diagnostic complet, seul moyen de savoir exactement à quoi vous vous engagez.
 
Réglementation du logement
 
Sollicitez toutes les informations relatives au respect de la réglementation sur l’amiante, le plomb ou les termites. En effet, la loi impose au vendeur l’établissement à ses frais, par des professionnels agréés, d’un contrôle technique pour les bâtiments situés dans les zones délimitées par le préfet ou construits avant une certaine date.
De plus, depuis le 1er novembre 2006, la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique préalablement à la vente est obligatoire. Ce diagnostic permet d’identifier les consommations prévisionnelles d’énergie des logements et des bâtiments mis en vente.
Depuis 2007, les personnes autorisées à établir le diagnostic de performance énergétique doivent être certifiées en fonction de critères de connaissance et de formation technique, d’expérience professionnelle dans le domaine du bâtiment et d’aptitude à l’établissement du diagnostic. Cette certification est délivrée par des organismes accrédités.
Vous pouvez consulter l’annuaire mis en place par le Ministère en charge de l’environnement qui rassemble l’ensemble des diagnostiqueurs certifiés
 
Zone à risque ?
 
Si le logement est situé dans une zone couverte par un plan de prévention des risques naturels prévisibles ou un plan de prévention des risques technologiques ou dans certaines zones sismiques, le vendeur doit vous en informer précisément, en fournissant un état des risques datant de moins de 6 mois. 
 
Qui paiera les travaux ?
 
Si le logement se situe dans une copropriété, demandez à consulter le règlement de copropriété, le carnet d’entretien de l’immeuble et informez-vous sur le montant des charges incombant au logement. Si de plus il est ancien, recherchez si des travaux ont été votés par la copropriété et à qui en incombera le paiement.
 
Règlement et cahier des charges
 
Dans un lotissement, vous prendrez connaissance du règlement de lotissement et du cahier des charges, dont vous aurez à respecter les dispositions.
Enfin, renseignez-vous à la mairie sur l’évolution prévisible du quartier et de l’environnement et sur les servitudes d’urbanisme qui peuvent peser sur l’immeuble (alignement, classement dans un secteur protégé, projet d’expropriation…).
De même, si vous souhaitez transformer extérieurement le bâtiment, assurez-vous que vous y serez autorisé.
 
Le vendeur n’est pas tenu de préciser à l’acquéreur tout ce qui est visible. En revanche, il a un devoir d’information à son égard. S’il dissimule des éléments dont il a connaissance, et qui peuvent être considérés comme des vices, il engage sa responsabilité.
 
L’offre immobilière est présente partout : petites annonces, agences, sites Internet pour louer ou vendre sa maison
 
En France, près de la moitié des transactions sont signées entre particuliers. Souvent, l’acquéreur a l’impression que le contact direct avec le propriétaire lui assure une meilleure affaire. D’autant, pense-t-il, qu’il économisera les frais d’agence. Attention : certains particuliers ont une fâcheuse tendance à surestimer la valeur de leur bien.
 
Les agents immobiliers demeurent des intermédiaires précieux pour trouver un logement. D’abord parce qu’ils connaissent bien le quartier, les bâtiments et le marché. Ensuite, parce qu’ils doivent à leurs clients un certain nombre de prestations, dont leur commission englobe le coût : vérifier l’identité du vendeur, la validité de son titre de propriété, réunir les derniers procès-verbaux d’assemblée générale, les appels de charges, s’assurer de la solidité du dossier financier de l’acquéreur, etc.
 
Le choix de s’adresser à un intermédiaire ou de traiter en direct dépend du temps dont on dispose, de sa connaissance du marché local et… de sa maîtrise des rouages de la négociation.

3 Commentaires

  1. Vos conseils sont intéressant. Je me pose actuellement beaucoup de questions en matière d’immobilier, car je compte faire un investissement locatif. Je glane donc des informations un peu partout sur internet.
    Donc merci pour vos infos.

  2. Merci pour ces informations ! En tout cas, je ne savais pas que le vendeur était dans l’obligation de fournir un état des risques, et ce, datant de moins de 6 mois.

    Il doit y avoir tellement de règles comme ça, que l’on s’y perd !

  3. Merci pour ces précisions par contre juste une question : ce n’est pas aux notaires de vérifier la validité du titre de propriété ?

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