Les « hedge funds » (ou fonds alternatifs) sont des fonds d’investissement non cotés, à vocation spéculative, qui recherchent une rentabilité élevée tout en visant à :
- protéger un portefeuille contre la baisse des marchés,
- dégager un surcroît de performance en cas de hausse des marchés.
La valeur d’un fonds alternatif est censée pouvoir évoluer indépendamment des variations du marché, conduisant ainsi à une recherche de « performance absolue ».
En réalité, la gestion alternative est aujourd’hui caractérisée par une grande multiplicité de stratégies et des techniques évolutives et complexes. Elle est donc avant tout destinée aux investisseurs institutionnels (compagnies d’assurance, banques, etc.). En outre, la mise de départ minimum pour investir dans un fonds alternatif est souvent bien supérieure à celle nécessaire pour investir dans un fonds traditionnel.
Les hedge funds utilisent des techniques de gestion particulièrement complexes et risquées telles que :
- la vente à découvert, qui consiste à parier sur la baisse de titres financiers en vendant des titres que l’on ne détient pas encore, dans l’espoir de les acheter moins cher ultérieurement,
- l’effet de levier, grâce auquel il est possible d’acheter des titres à crédit pour augmenter la performance potentielle d’un portefeuille,
- le recours aux produits dérivés (swaps, options, futures), utilisés pour couvrir le portefeuille du risque de baisse du marché,
- l’arbitrage, consistant à parier de manière spéculative sur la hausse à venir de titres sous-valorisés ou à l’inverse, sur la baisse de titres surévalués.
Il existe 2 catégories de hedge funds en droit français.
- Les fonds contractuels, dont le fonctionnement est proche de celui d’un mandat de gestion.
- Les Fonds à Règles d’Investissement Allégées (ARIA), permettant l’accès à la gestion alternative dans un cadre réglementé.
Néanmoins, la souscription de ces OPCVM est soumise à des règles d’accès très strictes dépendant notamment du profil de l’investisseur, de ses connaissances financières et de la valeur de son patrimoine.
Leur ticket d’entrée (prix minimum de la part de ces OPCVM) varie de 10 000 à 250 000 €.
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