Riche Idée

Une entreprise socialement responsable ça veut dire quoi ?

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A une époque où les pratiques RSE semblent connaître un certain essoufflement compte tenu des contraintes qu’elles imposent aux entreprises et de leur difficile adaptabilité aux PME. Un secteur d’activité comme celui de l’entrepreneuriat vert ne peut faire l’économie ni de l’une ni de l’autre : réponse aux attentes de la société civile en matière de protection de l’environnement par la conception de produits, services ou procédés de fabrication « propres », l’éco-entreprise doit également pouvoir dégager de la valeur économique eu égard aux moyens mis en œuvre pour trouver sa place sur un marché aux contours incertains et en perpétuelle évolution. Ce couplage RSE-Valeur conduit à bâtir un modèle entrepreneurial spécifique (isolément ou en partenariat) assurant l’équilibre entre ces deux exigences et supposant la mobilisation de facteurs personnels et structurels que l’éco-entrepreneur s’efforcera de combiner de façon optimale.

Par définition, les éco-activités sont « celles qui produisent des biens et services ayant pour finalité la protection de l’environnement ou la gestion des ressources naturelles ».

Pour sa part, l’éco-entreprise correspond à « une entreprise socialement responsable qui en s’appuyant sur des écotechnologies, a une activité principalement tournée vers la vente de produits, de process ou de services destinés à améliorer la protection de l’environnement, à économiser l’énergie et à réduire les émissions de gaz à effet de serre, notamment grâce aux énergies renouvelables ».

Qu’est-ce qu’un investissement socialement responsable (ISR) ?
La définition la plus communément acceptée en France est que l’ISR est une forme de placement consistant à prendre systématiquement en compte des critères liés à l’Environnement, au Social et à la Gouvernance (on parle aussi de critères ESG), en sus des critères financiers. Autrement dit, l’ISR est l’application du concept de Développement Durable aux placements financiers.

Quelle est la différence entre un investissement socialement responsable, un produit de partage, et un produit solidaire ?
Un produit de partage permet à l’investisseur de céder tout ou partie (25 % minimum) du rendement financier de son placement à des œuvres caritatives, des associations ou des ONG. Un fonds de partage peut être également un produit ISR s’il intègre dans ses choix de gestion les trois critères ESG de l’ISR.
Un produit solidaire est un placement dont 5 à 10 % sert à financer des entreprises solidaires ou des projets d’économie solidaire (exemple : aide à l’insertion, habitat social, microcrédit, etc.). Un fonds solidaire peut lui aussi être un produit ISR s’il intègre les 3 piliers ESG. Il existe un label Finansol, qui garantit aux épargnants qu’ils contribuent au financement d’activités génératrices d’utilité sociale et solidaire.
Ces deux types de placements peuvent être investis sur les marchés financiers en respectant des critères ESG et dans ce cas ils sont à la fois et de partage ou ISR et solidaire.
Un même produit peut, le cas échéant, être à la fois de partage, solidaire, et ISR.

Pourquoi choisit-on d’investir dans l’ISR ?
On choisit d’investir dans l’ISR pour donner plus de sens à son épargne et pour jouer un rôle plus responsable et actif dans l’économie sans pour autant renoncer à la performance financière.
L’épargnant peut aussi souhaiter éviter les entreprises susceptibles de présenter des risques d’ordre environnemental, social ou de gouvernance dans la mesure où ces risques peuvent à terme compromettre la pérennité de la performance financière de ses actifs. De la même manière qu’un client cherche à prémunir sa famille et ses biens des risques de pertes directes ou indirectes, il peut chercher, tant que faire se peut, à protéger ses placements non seulement contre les risques financiers, mais aussi contre les risques extra-financiers, en choisissant pour cela l’ISR. L’analyse financière se concentre en effet essentiellement sur le compte d’exploitation et le bilan de l’entreprise, et c’est principalement l’analyse extra-financière (ISR) qui évalue en amont les risques et enjeux de gouvernance économique (ex: scandale lié à une fraude), sociale (ex: drame humain consécutif à une restructuration/ vague de suicides) et environnementale (ex: catastrophe écologique).

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